Ces maladies dont nous
souffrons tous …
Après avoir témoigné son « immense gratitude pour l’engagement de toutes les personnes qui travaillent dans l’Eglise » , le Pape François souligne dans la joie de l’ Evangile que « nous sommes tous sous l’influence de la culture actuelle mondialisée, limités et conditionnés par des valeurs et de nouvelles possibilités … et ce jusqu’à nous rendre malades » (n° 77) . De quelles maladies s’agit-il ?
Ceux qui « ne se soucient pas de la rencontre avec les autres, de l’engagement dans le monde, de l’évangélisation ; qui développent un complexe d’infériorité et occultent leur identité chrétienne ; qui agissent comme si Dieu n’existait pas, décident comme si les pauvres n’existaient pas ; qui s’attachent à la sécurité économique ou à des espaces de pouvoir et de gloire humaine … » souffrent d’ individualisme
Remède : « donner, avec enthousiasme, sa vie pour les autres dans la mission. »
Ceux qui « fuient tout engagement apostolique ; vivent leurs activités sans spiritualité ; conduisent des projets irréalisables ; veulent que tout tombe du ciel ; donnent une plus grande attention à l’organisation qu’aux personnes ; sont impatients d’arriver à des résultats immédiats ; ceux dont la Foi s’affaiblit et dégénère en mesquinerie…» restent « enveloppés dans une lassitude paralysante, s’ attachent à une tristesse douceâtre et se transforment en momies de musées . »
Remède : « répondre joyeusement à l’amour de Dieu et retrouver l’ Espérance. »
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Les « prophètes de malheur qui annoncent toujours des catastrophes (citant ici Saint Jean XXIII) ; ceux que l’échec transforme en pessimistes mécontents et déçus au visage assombri ; ceux qui vivent dans un environnement aride, même dans leur propre famille ou leur propre milieu de travail … » cèdent à un pessimisme stérile
Remède : 'Reconnaître la lumière que l'Esprit Saint répand toujours dans l'obscurité ; reconnaître le dessein mystérieux de la Providence ; porter sa croix avec une tendresse combative contre les assauts du Mal ; découvrir de nouveau la joie de croire.'
Ceux qui « s’ enferment sur eux-mêmes ; qui s’enferment dans le soupçon , le manque de confiance permanent , la peur d’être envahi ; qui s’enferment dans une vie privée confortable ou un cercle restreint des plus intimes ; qui s’enfuient d’un lieu à l’autre ou d’une tâche à l’autre , sans créer de liens profonds et stables … » gardent des comportements défensifs .
Remèdes : « découvrir et transmettre la mystique du vivre ensemble , de se soutenir , de vivre une expérience de fraternité ; courir le risque de la rencontre ; répandre la révolution de la tendresse ; accepter les autres comme compagnons de route , sans résistance intérieure ; apprendre à d é c o u v r i r J é s u s dans le v i s a g e des autres , dans l e u r s v o i x , dans l e u r s d e m a n d e s … »
Les remèdes prescrits sont à consommer sans modération !
Non seulement pendant le temps du Carême , mais aussi pour soutenir la démarche à laquelle notre Evêque nous a appelés : vivre un projet pastoral missionnaire !




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