Télécharger et écouter l'homélie du Père Broult - Dimanche 24 mai 2020
Paroisse de la Sainte Famille
28, rue de la République 03600 Commentry Tel : 04 70 64 32 35
saintefamille03600@orange.fr
Diocèse de Moulins
Les 27 clochers de la paroisse
Télécharger et écouter l'homélie du Père Broult - Dimanche 24 mai 2020
Tout sera prêt ce week-end pour répondre aux impératifs de sécurité imposés par la crise sanitaire. Marquage, signalisation... les paroissiens sont sur le pont !
Et tout s’est arrêté… Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton "arrêt d’urgence", cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?
Lire le texte ci-dessous
Texte du Père Pierre-Alain Lejeune, nouveau curé du secteur pastoral des Jalles en Gironde
Télécharger et écouter l'homélie du Père Broult - Jeudi de 21 mai 2020 - Fête de l'Ascension
24 mai 2020 :

54ème Journée mondiale des Communications Sociales
Dès notre petite enfance, nous aimons les récits , que ce soit sous forme de fables, romans d’aventures, films, chansons, nouvelles … Ces récits peuvent nous marquer, car leurs héros affrontent souvent, comme nous, des situations difficiles et ils aident alors à affronter les défis de notre propre vie.
Mais le Pape François déplore qu’aujourd’hui « de nombreux récits nous intoxiquent, en nous persuadant que, pour être heureux, nous aurions constamment besoin de posséder, de consommer… Combien de récits destructeurs et offensants ! … En rassemblant des informations non vérifiées, en répétant des discours insignifiants et faussement persuasifs, en blessant avec des propos de haine, on ne tisse pas l’ histoire humaine , mais on dépouille l’ homme de sa dignité.»
A notre époque de storytelling qui instrumentalise, et de deepfake qui falsifie, «nous avons besoin de patience et de discernement pour redécouvrir des récits qui nous aident à ne pas perdre le fil au milieu des nombreuses afflictions d’aujourd’hui ; des récits qui remettent en lumière la vérité de ce que nous sommes, jusque dans l’héroïsme ignoré de la vie quotidienne.

La B I B L E est, par excellence, le Récit des récits. Elle raconte la grande histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. L’homme sera appelé, de génération en génération, à raconter et à fixer dans les mémoires ses épisodes les plus significatifs. D’où le titre du Message choisi par le Pape : «Afin que tu puisses raconter à ton fils et au fils de ton fils … » (Exode 10, 2)
La Bible n’est cependant pas « un patrimoine du passé » C’est notre histoire, et, « par l’œuvre de l’Esprit Saint, chaque histoire, même celle qui semble écrite sur les lignes les plus tordues, peut renaître comme un chef-d’œuvre, en devenant un prolongement de l’Evangile.»
Il s’agit donc de «se souvenir de ce que nous sommes aux yeux de Dieu, de témoigner de ce que l’Esprit écrit dans les cœurs et de révéler à chacun que son histoire contient d’étonnantes merveilles.»
Et François de nous inviter à demander l’aide de Marie, «elle qui a pu défaire les nœuds de la vie avec la douce force de l’amour.»

Intégralité du Message, avec cette prière à Marie, sur le site du Vatican (rubrique messages)

Le bout du tunnel ….
Chers Frères et sœurs,
J’aurais aimé pouvoir vous annoncer la reprise des célébrations publiques des sacrements : baptêmes, mariages et surtout de l’eucharistie qui est « source et sommet de toute vie chrétienne » (Concile Vatican II, Lumen Gentium n°11). Malheureusement, vous avez comme moi entendu les annonces gouver-nementales, il n’en est rien, au moins jusqu’à la fin du mois de Mai et plus probablement début Juin.
Il faut malgré tout se réjouir de ce début du déconfinement, d’abord parce qu’il traduit une amélioration de l’état sanitaire de notre pays, mais aussi parce qu’il commence à nous permettre une reprise de nos activités paroissiales. L’EAP (Equipe d’Animation Paroissiale) s’est réunie avec moi ce matin pour préparer cette reprise :
Le nombre de place est bien sûr limité à 10 personnes par messe, il faut donc vous inscrire en téléphonant au presbytère.
Frères et sœurs, sans être un grand prophète je peux assurer que jamais nous n’avons été aussi prêts de la fin de cette épreuve, et que le bout du tunnel n’est peut-être pas si loin.
En attendant cette joie de pouvoir enfin nous retrouver, prenons soins les uns des autres, je prie pour vous, priez pour moi.
Fraternellement
Père Eric
Lire les signes des temps
Après avoir souligné, pour l’Eglise, « le devoir de scruter à tout moment les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’ Evangile, la Constitution GAUDIUM ET SPES affirme que «mû par la Foi et se sachant conduit par l’Esprit du Seigneur qui remplit l’univers, le peuple de Dieu s’efforce de discerner dans les événements, les exigences et les requêtes de notre temps, auxquels il participe avec les autres hommes, quels sont les signes véritables de la présence ou du dessein de Dieu. » (1)

C’est dans cette ligne que notre Evêque nous délivrait ces messages pour Pâques : « Nous devons faire mémoire des moments forts, parfois douloureux de notre vie, où nous avons refusé de nous laisser abattre par la fatalité, où nous nous sommes battus pour remonter la pente… Nous sommes invités à l’Espérance. Comme il est d’actualité cet appel de Saint Jean Paul II lors de son élection : N’AYEZ PAS PEUR ! … Sans occulter les drames humains qui se déroulent en ces jours, avec grand respect pour ceux qui souffrent, ne renonçons pas à témoigner de tous les signes de Résurrection qui viennent contredire tous les prophètes de malheur ! Accueillons une réalité que nous n’avons pas choisie et qui vient bousculer l’équilibre de notre vie, pour un plus grand bien, pour que le monde sorte vainqueur d’une pandémie qui menace la vie humaine. Croyons que dans les efforts déployés, dans les gestes de fraternité vécus au quotidien dans la simplicité de la proximité, s’exprime ce qu’il y a de plus beau en l’homme ! » (2)
Comment dire notre reconnaissance aux scientifiques qui partagent avec humilité la complexité de leur savoir ; aux médias qui acceptent de prendre les vérités du moment pour ce qu’elles sont ; aux contributeurs aux réseaux sociaux qui organisent l’entraide au lieu d’amplifier l’angoisse ; aux politiques qui ont le courage de faire passer les besoins de la population avant les exigences du marché ; aux personnels soignants, employés des supermarchés, agents d’entretien, transporteurs, forces de l’ordre, jeunes volontaires, personnels des EHPAD, chefs d’entreprises, initiateurs de cagnottes en lignes, aux enseignants, aux parents … ?

Mgr Percerou a tenu à rendre un hommage particulier aux agriculteurs de l’Allier : « Vous avez su vous mobiliser pour que la chaîne de l’alimentation ne soit pas interrompue … A nous d’être à vos côtés en ayant soin de privilégier vos productions locales. »(2)
Une contagion solidaire, certes … Pourvu que ça dure ! Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique, nous appelle quant à elle, à «nous mettre en ordre de bataille pour soutenir les populations marginales et les associations qui ont besoin d’être accompagnées … Nos destins sont intiment liés. Chacun chez soi ne veut pas dire chacun pour soi ! … L’heure est venue de promouvoir une révolution fraternelle ! »
Dans ses chroniques, notre Evêque nous a offert de belles méditations sur les vertus théologales : « L’heure est à la charité et nous invite à nous ouvrir à Dieu et à nos frères contre toute tentative de repli apeuré sur notre sécurité personnelle . .. L’heure est à l’Espérance : n’est-ce pas l’Esprit Saint qui suscite en chacun de nous ce qu’il a de meilleur pour que, malgré l’épreuve et les inquiétudes, le Royaume de Dieu se construise dans une fraternité plus forte que tout ce qui cherche à l’anéantir ? … L’heure est à la Foi : la pandémie vient interroger la mondialisation, notre modèle économique, la manière dont nous vivons en société, et dont nous, les Catholiques, témoignons de notre Foi. Nous nous pensions tout puissants…Un virus renverse nos certitudes et nous rappelle notre fragilité et notre finitude.»(2)

Sans lieux de rassemblements (11 dimanches sans messes en paroisse), beaucoup de chrétiens découvrent la notion d’Eglise domestique qui vise à donner des ressources, à nourrir la vie chrétienne au niveau de la famille. Soulignons ici les efforts des publications catholiques, de RCF, KTO, d’innombrables mouvements d’Eglise. Notre diocèse, les Sanctuaires de Lourdes, Foyers de Charité … ont publié des neuvaines. Remercions chaleureusement notre Curé qui a mis en ligne dès le 15 mars ses homélies sur ce blog. Dans celle du 3 mai, il nous transmet l’appel à la conversion de Saint Pierre ; face au Bon Pasteur, il nous invite à nous poser ces questions : « avec qui allons-nous avancer ? Ma vocation, quelle est-elle ? Comment répondre aux promesses de mon Baptême ? Quel appel le Seigneur

m’adresse –t –Il personnellement ? Comment apporter mes talents, donnés par le Seigneur, à l’Eglise et à me frères ? » La situation que nous vivons est l’occasion de redécouvrir que l’Eucharistie est célébrée pour la multitude qui n’est pas seulement l’assemblée présente physiquement, ou même l’ensemble des Chrétiens, mais l’humanité toute entière.
Chacun de nous garde vivante cette image du Pape François, seul , face à la Place Saint Pierre battue par la pluie au soir du 27 mars . «Le Seigneur nous exhorte à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à reconnaître et stimuler la Grâce qui nous habite . .. De cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, que descende sur vous, comme une étreinte consolante, la Bénédiction de Dieu ! »
Pour conclure, méditons ces mots de François prononcés le dimanche de la Divine Miséricorde : «Nous nous découvrons précieux dans nos fragilités. Nous découvrons que nous sommes comme de très beaux cristaux, fragiles et en même temps précieux. Et si comme le cristal, nous sommes transparents devant le Seigneur, Sa Lumière, la lumière de la Miséricorde, brille en nous, et à travers nous, dans le monde. C’est pourquoi il nous faut exulter de joie, même si nous devons être affligés un peu de temps encore, par toutes sortes d’ épreuves ! (3)

Ce week-end, le pèlerinage de la Paix à Souvigny aura lieu... autrement !