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C’est dans la ligne de Fratelli tutti que s’inscrit le message du Pape François pour cette Journée qu’il place sous le thème « Vers un nous toujours plus grand. » Sa préoccupation : «Après la crise sanitaire, la pire réaction serait de nous enfoncer davantage dans une fièvre consumériste et dans de nouvelles formes d’auto-préservation égoïste… Les nationalismes fermés et agressifs et l’individualisme radical émiettent ou divisent le NOUS, tant dans le monde qu’au sein de l’Eglise. Et le prix le plus élevé est payé par ceux qui peuvent le plus facilement devenir LES AUTRES : les étrangers, les migrants,les marginaux, qui vivent dans les périphéries. Le NOUS voulu par Dieu est brisé et fragmenté, blessé et défiguré. » D’où un double appel, lancé à l’Eglise et au monde.
Appel aux fidèles Catholiques :
« L’Esprit du Seigneur nous rend capables d’embrasser tout le monde pour faire communion dans la diversité, en harmonisant les différences, sans jamais imposer une uniformité qui dépersonnalise. Dans la rencontre avec la diversité des étrangers, des migrants, des réfugiés, nous avons l’opportunité de grandir en tant qu’Eglise, de nous enrichir mutuellement… Les flux migratoires contemporains constituent une nouvelle frontière missionnaire, une occasion privilégiée d’annoncer Jésus Christ et Son Evangile, de témoigner de la Foi chrétienne dans la charité, dans un profond respect des autres expressions religieuses. »
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Appel à tous les hommes de bonne volonté :
« Nous devons nous constituer un NOUS toujours plus grand, toujours plus coresponsable, avec la ferme conviction que tout le bien fait au monde l’est pour les générations actuelles et futures . . . Nous ne devons pas avoir peur de rêver, et de le faire ensemble comme une seule humanité, comme des compagnons de route, comme les filles et les fils de cette même terre. »
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2021 est l’année du 70ème anniversaire des activités du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. L’article 1er de la Convention relative au statut des Réfugiés (ratifiée à ce jour par 145 pays) reconnait comme Réfugié toute personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Il s’agit de garantir un accueil décent, de prendre en charge les traumatismes liés à la torture et aux violences politiques, de lever la suspicion, les jugements hâtifs. A peine 1/3 des demandeurs obtiennent le statut. On se heurte au manque de sanctions des pays ne respectant pas la Convention, aux manques de moyens financiers … Alors : croire à la force du dialogue ? Certes, mais à quel statut peuvent prétendre les migrants victimes des sécheresses, des famines, des inondations meurtrières, des incendies dévastateurs ? Tous ces déracinés ne sont pas reconnus comme Réfugiés …
François nous invite tous à « un engagement personnel et collectif, qui prend en charge tous les frères et sœurs qui continueront à souffrir tandis que nous ferons une distinction entre autochtones et étrangers, entre résidents et hôtes. »
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