« On nous offre partout
des petits morceaux de dolce vita »
En effet, « nous vivons dans une culture dans laquelle on invente de nombreuses choses pour nous divertir. Mais cela n’est pas la joie ; la joie ne s’achète pas au marché ! Et la joie n’est pas de vivre d’éclats de rire en éclats de rire. La joie chrétienne est comme le souffle du chrétien, sa manière de s’exprimer. Elle est le fruit de l’Esprit Saint. »
Méditant le 28 mai 2018 sur cette page d’ Evangile (Mc 10 , 17-27) où le jeune homme, emprisonné dans ses richesses, s’assombrit et s’en va tout contristé, Le Pape François lui opposait cette exhortation de Pierre (1 , 3-9) « soyez comblés de joie, exultez de joie ! »
La joie : un des mots, avec « tendresse » et « proximité », que François préfère et utilise beaucoup. On retrouve ce terme de « joie » dans le titre de son Encyclique La joie de l’ Evangile, de ses Exhortations Amoris laetitia, Laudato si’, Gaudete .

Il est vrai que le thème de la joie est présent dans l’Ancien Testament (Isaiïe 9,2 / 12 , 6 / 40 , 9 /9 , Zacharie 9 , 9 ; Néhémie 8 , 10 …) et dans le Nouveau Testament (Luc 1 , 28 / 1 , 44 / 10 , 21 / 13 , 17 ; Jean 3 , 29 / 15 , 11 / 16 , 20-22 ; les Actes 2 , 46 / 8 , 8 / 13 , 52 / 16 , 34 ; les Paraboles de la Miséricorde ; le Magnificat ; Paul : Phi 4 , 4 ; les psaumes 90 , 97 …)
Le Pape affirme encore (La joie de l’ Evangile) que « le chrétien est joyeux, jamais triste. Il n’a pas le visage d’une personne qui semble être en deuil permanent. » Et tout en reconnaissant que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes le circonstances de la vie, il déplore : « il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques … Ce sont là des chrétiens sans Jésus. Des chrétiens idéologiques. Ils ont une doctrine chrétienne, savent tout le catéchisme. Mais dans l’Evangile, le Seigneur met en garde contre ça : si vous n’êtes pas comme des enfants, vous ne rentrerez pas au Royaume. La joie de l’enfant, sans se refermer ! Les tristes ont fermé les horizons. Jésus est à la porte… et Il frappe. »

A des séminaristes et des novices, il confiait en juillet 2013 : « La vraie joie naît de la rencontre, de la relation avec les autres. Elle naît de se savoir acceptés, compris, aimés, et ce non pas en raison de l’intérêt d’un moment, mais parce que l’autre est une personne …Une personne aimée de Dieu. Et se sentir aimé de Dieu, c’est sentir que nous ne sommes pas des numéros. La joie de la rencontre avec Lui nous conduit au service de l’ Eglise. La joie, la vraie, est contagieuse, elle fait avancer. »
A la clôture du récent Synode, les Pères se sont adressés aux jeunes en ces termes : « Nous sommes sûrs que vous êtes prêts à vous impliquer avec votre joie de vivre, pour que vos rêves se réalisent concrètement dans votre vie quotidienne et dans votre histoire humaine. »
Méditons sur la conclusion de l’homélie du Pape lors de la Messe des Cendres : « Si, avec nos fragilités, nous revenons au Seigneur, si nous prenons le chemin de l’amour, nous embrasserons le vie qui n’a pas de couchant. Et nous serons certainement dans la joie ! »
