« Un pauvre crie, le Seigneur entend »

«Ce Psaume 33 nous donne aujourd’hui à comprendre qui sont les véritables pauvres, vers qui nous sommes invités à tourner notre regard pour reconnaître leurs besoin.» Le Pape François fixe le cap dès l’introduction du message qu’il nous adresse pour la 2ème Journée mondiale des Pauvres du 18 novembre prochain.
Combien de nos contemporains ont le cœur brisé par la tristesse, la solitude, l’exclusion … Mais combien aussi gardent cependant la force d’un abandon confiant au Père qui les écoute et les accueille ! Car « nul ne doit se considérer comme exclu de l’Amour du Père, tout particulièrement dans un monde pour qui la richesse est, souvent, élevée au rang d’objectif premier et enferme sur soi» , rappelle une nouvelle fois le Pape qui cite dans la Genèse et l’Exode les nombreuses interventions de Salut de Dieu.
Si la réponse de Dieu est claire, quelle est la nôtre ? «Chaque chrétien et chaque communauté sont appelés à être instruments de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres, de manière à qu’ils puissent s’intégrer pleinement dans la société. Ce qui implique que nous soyons dociles et attentifs à écouter le cri des pauvres et à le secourir.» (La Joie de l’ Evangile n° 187)
Or, dans notre monde, «des voix sonnent faux» : celles qui font des reproches, qui invitent à se taire et à subir… Face à tout cela, les nombreuses initiatives que prennent les communautés chrétiennes, d’autres instances, des associations pour plus de solidarité et d’efficacité. C’est ainsi que «le dialogue entre des expériences différentes et la collaboration que nous offrons avec humilité, hors de toute prétention, est la réponse ajustée et pleinement évangélique que nous pouvons donner.»
L’intégralité du Message du pape : sur le site du Vatican. On peut aussi aller sur celui

du Secours Catholique : www.secours-catholique.org (actualités, en action dans les quartiers auprès des personne précaires, ils ont besoin d’un coup de pouce, à l’international, engagements …)
Une nouvelle forme d’exclusion (déjà dénoncée par François) se développe : à l’heure où tous les services publics et privés se «dématérialisent», il devient nécessaire d’accompagner les personnes dans l’usage du numérique, dans leurs démarches, leurs opérations administratives que l’informatique ne simplifie pas toujours … ¼ des Français ne se disent pas à l’aise avec le numérique, 20% auraient déjà renoncé à un achat en ligne ou à une démarche administrative. Phénomènes qui semblent toucher davantage les non diplômés, les personnes isolées ou à très faibles revenus, et aussi, parfois, certains jeunes. Avec la lecture, l’écriture, le calcul, la maîtrise des technologies numériques est une compétence-clé aujourd’hui. Et c’est ainsi que 55% des Français souhaitent être accompagnés. C’est ce que font déjà les collectivités locales, les organismes sociaux, les services publics, les entreprises, les associations … Et nous ?
Lors de son récent voyage en Estonie, le Pape ne déclarait-il pas «Là où ton frère souffre de son exclusion, ne permets pas que ce soit celui qui viendra après toi qui fera le pas pour lui porter secours et que ce ne soit pas non plus une question à résoudre uniquement par les institutions.»
