Si l’ Espérance te fait marcher …
Quand un chrétien regarde le monde objectivement, il peut le voir avec ses réalisations positives, ses progrès bénéfiques. Mais n’imaginer un avenir radieux qui ne serait que le résultat des progrès techniques, scientifiques et de l’accumulation de richesses économiques peut entraîner des illusions. Ce monde porte aussi des échecs douloureux, des injustices, des violences.
L’hebdomadaire « Famille chrétienne » nous invitait en janvier à retrouver ce qui caractérise l’Espérance : cette vertu n’a rien à voir avec un optimisme aveugle qui se voile les yeux devant le mal et s’imagine que tout ira fatalement de mieux en mieux. Elle consiste à « ne pas se décourager , ni perdre pied , quelles que soient l’ épaisseur du mal et la gravité du péril . Elle nous dispose à mettre notre confiance dans les promesses de Jésus. »

Dans sa Lettre Pastorale du 2 février 2014, notre Evêque nous confiait ses convictions : « L’histoire du peuple de Dieu n’est qu’une série d’épreuves surmontées à travers lesquelles Dieu renouvelle Son Alliance et révèle Sa fidélité. C’est la Grâce de Dieu en parfaite contradiction avec l’illusion de l’efficacité qui règne autour de nous qu’il nous faut accueillir et sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour avancer… ESPERER, c’est prendre conscience que la mission confiée à l’Eglise par le Christ doit être portée par tous en mettant en commun nos dons et nos charismes, dans la diversité de nos vocations. »
Mgr GOSSELIN, Evêque d’Angoulème et ancien responsable du Foyer de Charité de Tressaint, affirme qu’ « il faut oser l’Espérance, il y a une forme d’audace, dans la société actuelle, à continuer de croire et d’espérer. Les croyants sont parfois, eux aussi, imprégnés de l’esprit du monde. Il faut donc un acte volontaire pour entrer en soi-même dans l’ espérance et du courage pour l’annoncer à nos contemporains . .. Notre Espérance fondamentale, c’est que la mort n’a pas le dernier mot. Vivre de l’Espérance, c’est se battre contre le mal qui subsiste, tout en sachant que le Christ l’a déjà vaincu. La Croix ne va pas sans la Résurrection. Cette conscience nous oblige à vivre dès aujourd’hui en ressuscités . »

En présentant ses vœux au Diocèse, le 8 janvier 2017, notre Evêque en appelait à notre responsabilité : «Nos familles, notre société, notre monde ont tant besoin de retrouver confiance et Espérance, tant besoin de fraternité !... » Les jeunes sont l’Espérance de l’Eglise. Ils sont chargés de la dynamiser, de la faire bouger avec toute leur fougue et leurs questions. Ainsi, il faut les aider à ouvrir, dès aujourd’hui, un avenir à l’Eglise. »
Des ouvrages pour aller plus loin :
- Ne désespère jamais du P. Michel HUBAUT (Desclée de Brouwer, oct 2014)
- L’Espérance ne déçoit pas, Mgr ULRICH (Bayard, mars 2014) : témoignage du dialogue de l’Eglise avec la société qui travers eune crise sociale, politique, économique.
- Réflexions sur l’Espérance, Pape François (Parole et silence, nov. 2013) : la Révélation, la prière, le péché, la vie communautaire, la philosophie, la vie politique … pensées à la lumière de la Parole de Dieu sous l’angle de l’Espérance.
- Souffle d’une vie de Guy AURENCHE (Albin Michel, février 2011) : 40 ans de combat au sein de l’ACAT et du CCFD.
- … et tous les témoignages de Guy Gilbert, Jean Vanier, Marthe Robin, la Communauté de Taizé …
