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       Paroisse  de  la      Sainte  Famille

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         Diocèse de Moulins  

                                                                                                                                        Les 27 clochers de la paroisse

 

22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 08:48
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale
Messe Chrismale

Quel étonnant décalage entre ce que Jésus annonce, et le cadre de l’annonce ! Il annonce ni plus ni moins qu’il est le Messie, le Sauveur annoncé par les prophètes, à commencer par le plus grand d'entre eux : Isaïe. Et cette annonce, que le Peuple d'Israël attend et espère depuis des siècles, il la fait non pas au Temple de Jérusalem, là où Dieu se tient, mais dans l’humble synagogue de Nazareth, le village où il a grandi, où tout le monde le connaît depuis sa plus tendre enfance et dans le cadre tout ordinaire de la liturgie hebdomadaire du Sabbat.

Le Messie n'est donc pas le prophète Élie revenu sur terre en des éclairs éblouissants, il n'est pas un nouveau roi David qui chasserait les romains dans le fracas des armes pour rétablir la grandeur d'Israël. Il n'est que cet enfant de Nazareth, élevé humblement par Marie et Joseph, bien connu de tous ceux qui l'écoutent, en ce jour, affirmer qu'en Lui « la Parole du prophète Isaïe s'accomplit ». Il vivra sa mission en partageant la vie modeste du petit peuple de cette terre d'Israël, ce petit peuple rassemblé dans la synagogue de cette obscure bourgade de Galilée, dont les juifs de Jérusalem disaient qu'il ne pouvait rien sortir de bon.

Durant trois années, il sillonnera les chemins qui le conduiront de village en village, à la rencontre d'hommes et de femmes qui désespéraient de la venue d'un Sauveur, quand le joug de l'occupant se faisait pesant et que ceux qui prétendaient parler au nom de Dieu, scribes et pharisiens, leur imposaient un fardeau qu'eux-mêmes refusaient de porter. Alors, Jésus annoncera une Bonne Nouvelle : l'heure de Dieu est venue, non pas celle de sa colère mais de sa Miséricorde pour tous. En Lui, Dieu vient accomplir ce qu'Isaïe avait prophétisé en son nom : « Voici que je vais faire arriver jusqu'à elle la paix comme un fleuve, et, comme un torrent débordant, la gloire des nations. Vous serez allaités, portés sur les hanches et cajolés sur les genoux. Il en ira comme d'un homme que sa mère réconforte : c'est moi, qui, ainsi, vous réconforterai[1]

Alors, Jésus, l'enfant de Nazareth, se fera l'ami des pauvres, il libérera celles et ceux enchaînés par le péché et par le mal qui obscurcissaient leur cœur, il guérira les malades, redressera les corps tordus et déformés, consolera les affligés, ouvrira les cœurs fatigués à l'espérance du Royaume qu'il est venu inaugurer... Il n'aura qu'un désir : restaurer chacun dans sa dignité d'enfant de Dieu et l'ouvrir à la joie de cette vie nouvelle et éternelle que Dieu son Père offre à tous ses enfants.

Nous allons apporter solennellement trois vases d'huile dans quelques instants. L'huile qui redonne souplesse et vigueur, qui soulage et nourrit. Elle deviendra l'huile sainte qui apporte force et courage à nos frères et sœurs âgés et malades. Elle deviendra l'huile sainte qui ouvre l'intelligence de nos frères et sœurs catéchumènes à la Bonne nouvelle du Royaume et les prépare au beau combat de la foi. Par la puissance de l'Esprit, mêlée au parfum des rois, elle marquera celles et ceux appelés à devenir enfants de Dieu, disciples du Christ, par le baptême et la confirmation. Elle marquera les hommes choisis par Dieu pour agir en la personne du Christ Bon Pasteur au cœur des communautés.

Nous tous, marqués de cette huile parfumée, de ce Saint Chrême, nous redécouvrons ce soir que notre vocation, à la suite du Christ, et comme lui, dans le quotidien tout ordinaire de nos vies et de la vie de nos frères et sœurs en humanité, est de répandre la Miséricorde de Dieu qui, telle cette huile versée par le samaritain sur les plaies de l'homme blessé, annonce et réalise ce que nous célébrerons au cœur de la nuit pascale. Le Christ a triomphé des puissances du mal et de la mort : la mort est morte, définitivement morte ! Faire œuvre de miséricorde, ce n'est donc pas seulement soulager la misère et dire de belles choses sur Jésus...

Faire œuvre de miséricorde en soulageant et en témoignant de notre foi, c'est apporter notre pierre à la construction du Royaume de Dieu – ce Royaume dont le Christ nous a donné ce soir la Loi Fondamentale -  fidèle à la mission reçu au jour où le chrême est venu marquer notre front : « Désormais, tu fais partie de son peuple, tu es membre du corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. »

Frères prêtres, vous allez immédiatement après cette homélie renouveler les engagements pris au jour de votre ordination. Agissant au nom et en la personne du Christ Tête et Pasteur de son Église, il vous revient de marquer de ces huiles nos frères et sœurs malades, âgés, catéchumènes, et de répandre le Saint Chrême sur le front des nouveaux baptisés. Par vos mains, Dieu fait œuvre de Miséricorde au cœur des baptisés afin que toute l’Église, dans la richesse de ses vocations, soit mère de Miséricorde !

Vous présidez ainsi à la construction du corps du Christ qu'est l’Église et vous l'envoyez sur les routes des hommes pour qu'elle témoigne d'un Dieu qui en Jésus s'est fait Miséricorde. Votre ministère n'est pas seulement nécessaire, il est indispensable pour que l’Église reçoive et vive de la grâce de l'Esprit et qu'à la suite du Christ, elle construise le Royaume de Dieu.

Frères prêtres, puisez sans cesse à la source de la Miséricorde qu’est le Christ ! Frères et sœurs qui les entourez ce soir, aimez vos prêtres ! Ils ne sont certes pas parfaits, ils sont pauvres, comme tout un chacun ! Mais ils suivent le Christ, le Messie de Dieu, dans le don total d'eux-mêmes. A la manière du Christ, ils vivent au milieu de vous, partageant votre quotidien humble et modeste pour annoncer que le Royaume de Dieu déjà lève et grandit. Ils sont riches de ce que Dieu leur a confié et qu'ils sont chargés de vous communiquer : sa vie.

Rassemblés ce soir de tous les doyennés de notre diocèse, dans une belle diversité, nous écoutons le Christ nous dire, comme il l’avait dit à Nazareth : « Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d'entendre. », et nous réalisons qu’il dit vrai : Dieu donne à son Église les moyens et les ouvriers pour que dans le temps qui est le nôtre, sa Miséricorde touche les cœurs et suscite de nouveaux disciples. Voilà pourquoi cette messe chrismale est le lieu où s’exprime le mieux l’unité de l’Église diocésaine, là en effet elle reçoit de son Seigneur la grâce de la mission.

Consacrés, fidèles laïcs du Christ, diacres, prêtres et évêque, puissions-nous être tous fidèles à notre consécration.

Que le Chrême qui a marqué nos fronts, nos mains, notre tête nous fasse répandre le doux parfum de la Miséricorde sur le monde de ce temps et qu’ainsi, par nous, l’Esprit du Ressuscité bâtisse ce Royaume où tout homme verra le Salut de Dieu.

Mgr Percerou, évêque de Moulins

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Published by paroissedelasaintefamille - dans Actualité
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